Un point de technique... la 3D... finalement

Publié le par Sylc

ou point de vue technique et artistique.

Comme le proposait mon ami Karvak dans son article sur Avatar (toujours pas vu à l'heure actuelle), je vous proposerez donc dans cet article de vous faire un petit topo sur les principes techniques de la 3ème dimension.

RS 070806112906603 wideweb 300x380Attention, je fais pas une critique de La Quatrième Dimension, qui s'appelle en fait Twilight Zone, ce qui veut à peu pret dire "La zone de Crépuscule". Remercions les traducteurs successifs qui ont du coup conduit à des aberrations de traductions de plus en plus minables au fur et à mesure des séquelles de la séries originales, à savoir, La Cinquième dimension pour les années 80 et La Treizième dimension pour les années 2000, alors que la série s'appelle toujours Twilight Zone outre atlantique.
On devrait s'attendre donc dans le siècle qui vient à se gauffrer à un moment ou à un autre la 666ème dimension, parce que les chiffres maudits ne sont tout de même pas légion.
Pour finir sur cette digression, parce que là ça devient n'importe quoi, noté que la série originale - 134 épisodes - a été essentiellement scénarisée par un seul homme, Rod Serling dont vous ne connaissez peut être pas le nom mais le visage à coup sûr car c'était lui qui présenté chaque épisodes, Monsieur Orson "Citizen Kane" Wells n'ayant finalement pas voulu se déplacer. Le rares scénarios restant se partageaient entre Charles Beaumont auteur de nombreuses nouvelles et quelques scénarios de film et Richard Matheson que je ne présenterais pas, parce qu'il vaut mieux le lire.

Mais revenons à nos moutons en relief.

creature from the black lagoonfoto7La stéréoscopie, pi'squeu c'est ko ca kon dit, n'est absolument pas nouvelle, déjà parce qu'on voit tout les jours comme ça, à part si on est borgne ou que l'on chante "On va s'aimer... sur une plage ou sur un oreiller...", et que le cinéma étant un domaine technique et une industrie très loin avant d'être un art, on a toujours essayé d'appâter le chaland avec des évolutions techniques qui permettrait d'amener à coup sûr le spectateur dans la salle, quelques soit la qualité du film.
On sait rarement, enfin moi je ne savais pas en tout cas, que la stéréoscopie daté du 19ème  - en photographie - et que même les frères lumières s'étaient attachés a tester cette technique. il faudra pourtant attendre les années 50 pour voir l'arrivée des premiers films en 3D a véritable exploitation commerciale comme Bwana Devil et House of Wax qui lancèrent une mode qui dura moins d'une dizaine d'année, auquel  Hitchcock lui même tenta de pjackson captain eoarticiper avec Le crime était presque parfait  - qui ne sera finalement présenté en 3d que dans les années 80 - pour être enterré à cause de la complexité de la projection et le peu d'attrait du public pour la 3d, la technique alors utilisée étant une double projection avec écran aluminiumisé et lunettes polarisantes. Pour faire simple, techniquement, l'écran tel que nous le connaissons n'est qu'une toile améliorée qui reçois la lumière du projecteur. Dans la technique précédemment citée, l'écran avec aluminium devient réfléchissant et permet de renvoyer l'intégralité des rayons lumineux, permettant grace à des lunettes polarisantes - à savoir que chaque verre séparément ne laisse pas passer la lumière dans le même sens - et deux projecteurs différents - avec deux films identiques avec un angle de vue légèrement différent - on arrive à recevoir à la place du spectateur une image différente sur chaque oeil, et ce avec des lunettes très légères.
Pour ceux qui ont été à EuroMickey, c'est la technique utilisé pour le feu Capitaine EO - qui, avec la notoriété post mortem de Mr Jackson devrait finir par revenir à l'affiche - ou plus récemment Chérie j'ai rétrécis le public. Certaines salles en son équipées, deux techniques actuellement utilisées semblant tenter de se tailler la part du lion.

le crime était presque parfait
Puisque nous sommes dans la technique, ce n'est évidemment pas la seule piste qui ai été exploré pour nous donner une impression de relief, ou d'ailleurs tout autre sensation "extra-écran". Les années 50 on été particulièrement prolifique en tentatives d'implications du public dans le cinéma de série B. Des odeurs dans la salle, des volants de tissus flottants entre le siège pour donner l'impression que des rats grouillent sous les strapontins, des chocs électriques dans l'assise, et même un film avec une fin au choix - dont je ne me rappel plus le nom désolés - ou l'on pouvait décider si le meurtrier serait châtier ou non. Historiquement, le public a toujours choisis de châtier le coupable, ce qui tombait plutôt bien puisque la bobine ou le tueur s'en sortait n'avait jamais été tourné faute de moyen.
photo-3d-lunette
Bref la technique à l'écran aluminium coûtant trop cher, d'autres pistes furent exploité.tele7relief La plus connu du public est celle des lunettes rouge et verte, l'anaglyphe,  dont le film L'Etrange créature du lac noir et le plus fervent représentant. Cette méthode reprend très basiquement le système précédent, mais permet de limiter les investissements de manières drastiques. Seuls le tournage avec deux caméras - de certaines scènes clefs car on n'imposent pas ce genre de lunettes pendant tout le film - et leur combinaisons en laboratoire sur la même pellicule, ainsi que la fourniture de lunettes à très faible coût au public permettait de restituer cette fameuse troisième dimension.
Bien sûr, en terme de qualité d'image, on est très en deça de la technique aux verres polarisants, somme toute assez efficace. Ici, grâce au filtre rouge sur un oeil, on ne voit plus la surimpression rouge de l'image mais uniquement la verte et inversement, avec la lunette verte, on ne perçoit pas non plus la surimpression verte (ou bleue) mais La fin de Freddyseulement la surimpression rouge avec un angle de vue légèrement différent. Ce qui donne au bout du compte une vrai 3 dimension, mais une perte très importante de la qualité de l'image en supprimant des composantes colorées primordiale, ce qui n'avait que peu de désagrément pour des films en noir et blanc. On a tenté anecdotiquement durant les quarante dernières années de nous resservir régulièrement cette technique pour attirer le public sur des produits souvents faibles en attrait. Pour ne citer qu'eux, Meurtres en 3Dimensions (vendredi 13 III), Les dents de la mer 3 (j'adore Dennis Quaid, mais là je peux pas tout défendre quand même), Freddy l'ultime cauchemar (Freddy 6), et plus récemment, des éditions dvd particulières du type Shrek ou le Pole Express. La plupart de ces films étaient en 2 dimensions en majorités, et on vous signifiés d'une manière plus ou moins appropriée de chausser vos lunettes pour profiter de la 3 dimensions quelques minutes.
Que du bon...
Une des idées techniques les moins chers et oubliée était tout simplement d'utiliser des lunettes solaires dont un verre serait manquant et qui, lors de travelling ou de panoramique (dans un sens particulier suivant le verre manquant d'ailleurs) vous donne l'impression de relief, le cerveau ne décodant pas à la même vitesse l'image assombris et l'image clair. On comprend que le système n'est jamais percé, mais l'avantage, c'est que vous pouvez le tester à la maison si ça vous dit...
SNESCela fait donc bien des années que l'on cherche à nous amener la 3 dimensions dans notre salon, et cela fait une bonnes décennies que tout les blockbusters sont tournés à deux caméras, en attendant impatiemment que le matériel grand public soit au point. A noter que le jeu vidéo avait depuis bien longtemps (n'est ce pas furax) fournis des cartes graphiques et des lunettes permettant de voir ses jeux préférés en 3 dimensions (même sur la snes, c'est pour dire).
Et voilà donc l'explication de la montée en fréquence de nos téléviseurs actuelles. Pourquoi nous vendre des dalles à 600hz alors que notre oeil ne peut plus percevoir aucune différence au delà du 200hz. A part activer un motion flow qui vous donne l'impression que Shining prend la fluidité d'un épisode d'Hélène et les garçons, il n'y a aucun interet....
A part, s'il s'agit de préparer le terrain à la 3D sur nos blueray.
La technique actuellement la plus répandues est née des progrès amenés par le numérique, et celle-ci ne peut qu'être projetée dans des salles avec projecteurs numériques sur support à disques durs.
3d-stereoscopique-L-3Les lunettes un peu lourdes et volumineuses que nous portons dans ces salles , lorsqu'il ne s'agit pas de la technique avec les lunettes polarisantes décrites plus haut, sont en fait deux écrans LCD, un pour chaque oeil, qui, référencé à la fréquence du projecteur, vous aveugle un oeil sur deux. Pour faire simple, le projecteur envoi une image pour l'oeil gauche sur l'écran pendant que les lunettes aveuglent votre oeil droit et inversement. La projection n'est donc plus en 24 images secondes, mais 48 (mais toujours en 24 pour chaque oeil séparément).
Cette technique existe depuis assez longtemps au futuroscope, mais l'amélioration, la miniaturisation des écrans lcd et le développement de leur technique a permit d'améliorer la légèreté du système.
Pour nos écrans maisons, l'intérêt est donc là. Nous sommes passez depuis longtemps au 100hz, déjà à l'époque des cathodiques, et pour un confort visuel notable. Rappelons que cette fréquence est une fréquence technique, en effet nous n'avons pas 100hz égal 100 images par secondes, mais 100 demi image par seconde, donc 50 images par seconde. Nous pouvons considérer que le passage jusqu'à 400hz est un intérêt, puisqu'il s'agit de la fréquence "native" de nos yeux et que donc, si l'on décide de faire de la 3d sur nos écrans, nous passions donc à 800hz de manière tout à fait justifier. N'oublions pas qu'en plus de l'écran, il faudra investir dans des lunettes... pour chacun. Après, pourquoi le 600hz? S'agit-il d'un appât commercial, qui permettra de financer les prochaines avancées ou n'est-ce qu'une donnée théorique toujours assez loin des données physiques réelles de nos matériels (cf la montée en temps de réponses de nos écrans par un changement de méthode de mesures et non une évolution technique)?
Probablement les deux mon général!!
cedric lefloch stereoscopie 01On est en droit de se poser d'autres questions tout de même.
Quand est il de la recommandation faites au Futuroscope qui était de ne pas faire de film de plus de 45 minutes sur ce principe pour ne pas générer de désordres du type crise d'épilepsies, maux de tête et désorientation, alors qu'on hésites pas à nous balancer 2h40 d'Avatar dans la tronche (sans parler de nos gamins qui seront capable de mater Monstres et Compagnies 14 fois de suite dans une après midi)?
Que doit-on penser des effets sur nos yeux et sur notre cerveau de cette technique que l'on peut facilement qualifier de traumatisante pour nos rétines?
Que dois-je penser, moi qui est vu de mes yeux il y a près de dix ans maintenant lors du salon professionnel Satis un écran 20" en 3 dimension SANS lunettes ni support spécial (très bleufant au demeurant on a l'impression d'une fenêtre ouverte sur un autre monde, le relief étant sur l'intérieur de l'écran et non vers l'extérieur)?
Et surtout, dans quel niveau de régression artistique va nous amener cette nouvelle technique?
Alors j'entends déjà crier au fond de la salle "Brûlons le réactionnaire!!", à quoi je répondrais tout d'abord que, comme vous êtes au fond de la salle et moi devant, j'ai une sacrée longueur d'avance pour atteindre la sortie de secours ou je me mettrais a cessé de boiter dans la rue pour disparaître au milieu du public (ouai je kiffe Usual Suspects), et qu'ensuite, je n'ai pas terminé mon exposé, alors asseyez vous et que je ne vous entendes plus.
affiche-Avatar-2007-2Comme je le disais déjà dans une discussion avec mes amis Poney et Romano, je suis contre la 3D que l'on va nous servir pendant les cinq a dix ans qui viennent. Soyons réalistes, chaque évolution technique a eut toujours un temps d'adaptation plus ou moins conséquent pour être digéré par le cinéma et ses créateurs. Certains digèrent ces éléments dès les premiers essais et d'autres n'y arrivent jamais.
Comme toutes les techniques, dès qu'elles sont disponibles, tout le monde en fait des tonnes à tord et à travers, et surtout plus à tort qu'à raison. Lorsque le son est apparu au cinéma, tout fut prétexte pour figer l'image pour y amener du son. A l'arrivée du Technicolor, la couleur a exploser les écrans au point  de faire pâlir le papier peint de ma grand mêre. Lorsque le zoom est apparu dans les années 70, ont a eut des zoom et contre zoom a vous faire vomir vos Trits et vos Raiders. Lorsque le travelling a été découvert par Kubrick, libérant les déplacements de caméras fluides de leur rails contraignant, on en a eut partout. Lorsque l'image de synthèse a fait son apparition au début des années 90, même constat, et idem quand on nous a servis de petites prouesses visuels comme le bullet Time.
Je n'ai donc aucun doute sur le fait que l'on va nous servir de la 3d à toute les sauces, justifier ou non. La première preuve est la suivante. Dans le petit monde de l'audiovisuel, en ce moment c'est la course à l'échalotte pour réussir à re-spatialiser le visuel de tout les films que l'on sera capable de nous faire racheter en 3D, alors qu'il n'ont jamais été conçu pour cela. La tête du ploton est évidemment tenu par George Lucas, qui nous prépare une énième version de sa sextalogie, et gageons qu'il en profitera pour nous rajouter une ou deux scènes inutiles supplémentaires dans le lot, avec un peu de chance une rallonge du jonglage avec des bombes de Jar-Jar pour nous faire rire au milieu de l'extermination de son peuple. Derrière lui nous avons Cameron qui va nous ressortir tout les Terminators, et peut être qu'avec la 3d, dans les premieres scènes de chaque films, verra t'on déborder sur le bas de notre écran une couille de schwarzi dans le plus simple appareil.
requin. web-jpgMais je m'égare alors que je ne compte pas payé le parkmetre.
De la même manière que Citizen Kane n'est pas conçu pour être entendu en 5.1 ni vu en couleur, nous allons déviez a tour de bras des choix artistiques que biens des réalisateurs ont passé du temps à conjiter.
Crotte, si les remakes et les adaptations existent, au moins que ce soit pour une bonne raison, on va bien nous servir en 2012 un remake des origines de Spiderman... sans rire, bientôt on fera les remake en même temps que le film original, on économisera des sous.
L'autre élément qui va concidérablement souffrir de cette évolution, au moins dans les premiers temps, est l'un des éléments fondateurs de ce qu'est notre cinéma. On va me taxer de précher pour ma paroisse, mais il y a finalement peu d'éléments primordiaux et nécessaire. Le son... et bien on est capable de s'en passer, on peut évoquer du son par l'image - et inversement- on s'en est bien passé pendant longtemps (bon je pousses bien mémé dans les orties là, d'accord), la couleur, on peut également s'en passer très facilement, a condition d'avoir de très bons chefs opérateurs, ce qui ne court pas non plus les rues. Nous restes quoi... et bien de l'image et du montage. Bon ok, le son, l'image et le montage.
Rien d'autres n'est nécessaires à un film... bon a part les acteurs, mais c'est juste parce qu'on arrivent pas encore à les vendre dans des boites de pattée pour chat, même si les extra terrestres en rafole.
Ce qui fait une grande part d'un film, c'est la capacité du monteur, extension (ou pas) du réalisateur, à parfaire les choix de cadrage, le déroulement et le rythme du film. Dans cette idée, le choix principale qui incombe au réalisateur est la décision ultime de montrer ou non, d'esquisser, de suggérer ou de cacher et surtout de rythmer. Je vous renvois à un film comme Final Cut, ou au moyen métrage Master Of Horror: Cigarette burns qui sont de biens meilleurs explications  sur le montage et cette notion de choix que je tente de vous faire passer.
vendredi-13-3e-partie-meurtres-en-troisLa 3 dimension amène à nos réalisateurs une arme éfficace aux effets secondaires qui seront dans un premiers temps dévastateur. Cette technique impose quelques contraintes pour apprécier au mieux la profondeur de l'image. J'ai bien précisé "profondeur" de l'image et pas l'image elle même. Pour en profiter parfaitement, il est nécessaire que le sujet soit en entier dans le cadre. En effet on accepterait difficilement une demi tête tranchée net par un bord d'écran en relief, un demi vaisseau, une demi explosion, alors qu'une Demi Moore passe encore. L'élément principale est donc "forcé" dans l'image, et de préférence sans en entrée ou en sortir (ou de manière très fugitive), ne lui laissant que des déplacements dans la profondeur de l'image, qui sont  les plus difficile a dynamiser.
Et voilà, toutes les règles définissant le rythme et les choix primordiaux, voir ancestraux qu'ont le réalisateur et le monteur balayé par la nécessité d'assouvir la perfexion d'une prouesse technique. Je peux vous assurer que dans tout les prochains films commerciaux, l'ensemble des scènes se dérouleront dans des espaces créés pour magnifier la 3D, dans des maisons en feux pleines d'escarbilles, dans des vallées battues par la pluie, sans parler des mouvements ridicules perméttant de vous faire passer une lame devant les yeux...
J'entend encore crier au fond de la salle, mais alors expliquez moi pourquoi lorsque je vois un film comme Watchmen , ou Wolverine en 2 dimension je suis capable de repérer chacun des plans conçus afin de satisfaire un effet de spatialisation, et souvent parce qu'ils sont tout simplement d'une molesse à la limite du supportable. C'est bien que la technique a un effet préjudiciable sur la dramatique du film que seul l'impression de 3 dimension parviendrait à nous faire oublier. Vous ne me ferez pas croire que le réalisateur crée ce plan pour me faire dire "ah merde, celui là je l'ai raté, il été en 3d", c'est comme si un orateur parler pour agencer de belles paroles dans une belle dialectique sans vouloir dire quoi que ce soit, un homme politique en quelque sorte, et les hommes politiques restent dans l'histoire, pas dans la littérature.
Bref, nous avons à mon humble avis encore quelques années à attendre - ou quelques bons réalisateurs - afin de pouvoir réellement profiter d'une spatialisation visuelle digéré par notre cher cinéma.dialm
Et cela, c'est en comptant que nous, cher public, adhérions à la technique au delà de l'effet de mode. Il est quasi écrit que la technique choisi pour votre salon soit celle des lunettes LCD, car elle n'impose pas un changement drastique de la technologie de nos écrans. Seulement lorsque vous aurez étaient contraint d'acheter un lecteur Blueray compatible, référencé avec votre écran compatible, référencé aux deux paires de lunettes que l'on vous aura offert avec l'un ou l'autre (et qu'il vous en faudra bien deux autres à acheter à part si vous ne  voulez pas regarder la télé à tour de role) et surtout, qu'en plus vous serez contraint d'être vissé au siège pour ne pas risquer de vous rétamé en allant chercher des cacahuetes et cela seulement pour avoir une impression de profondeur qui n'améliore en rien ce que vous pouvez ressentir du film, est-ce que cela tiendra? Pour une amélioration minime, la contrainte est énorme... alors que si l'écran que j'ai pus voir il y a 10 ans était commercialisé, la question ne se poserais quasiment pas.
Voilà je vous remercie de m'avoir écouter, vous pouvez ramasser vos affaires et je vous donnes rendez vous dans quelques années, lorsque nous pourrons reparler de films et de réalisateurs qui auront su passer le cap, ou si la technique sera retournée dans les cartons, et si vous pouviez sortir sans bruit, ça m'arrangerais...
Karvak et Furax, vous viendrez effacer le tableau tant que vous êtes là...

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Sylc 26/02/2010 19:25


Petit Up
Les écrans 3D arrivent pour cette été, pour la coupe du monde et Canal+ prévois de sortir une chaîne entièrement en 3D pour la fin de l'année.
Concernant les écrans qui commencent à sortir en test dans les pays asiatiques, il parait assez net que le choix se porte pour le système à lunettes actives pour des raisons de qualité évidente
(systeme occultation d'un oeil une image sur deux), car le systeme passif est utilisable avec une image pleine, une ligne sur deux de l'écran étant polarisé différemment, ce qui divise par deux la
résolution verticale de l'image pour chaque oeil.
Les écrans sont prévus à 2500€ en entrée de gamme, et tourneront plutôt aux alentours de 4000€. Quid des lunettes, et bien c'est pire que ce que j'avais prédit. Pas de lunettes fournis pour
l'instant, et il faudra compter cracher à peu près 100€ pour une paire, sans parler du lecteur Blueray compatible. Les possesseurs de PS3 peuvent se frotter les mains car un simple patch suffira à
faire de la 3D avec la console. Du coup, il est probable que ce soit la premiere console de salon qui nous fournisse également des jeux 3D.
Ca y est, vous ne kiffez plus du tout du coup et votre banquier encore moins...
Aller, si vous voulez d'autres précisions (accès plutôt informatique vu la rédac de Les Numériques), un petit article qui sera un complément parfait à ce que je vous ai déjà exposé.
http://www.lesnumeriques.com/article-979-7722-93.html


Karvak 31/01/2010 22:38


Un autre point que je voulais aborder. La place du son et l'intêret du remake.
Pour faire cours, j'ai déjà largement exposé mon opinion dans les précédents articles, un remake a cet avantage qu'il permet de faire redécouvrir une histoire a un public plus jeune. Cette
transmission transgénérationnelle va selon moi bien audelà de l'intêret de profiter d'une nouvelle vision d'un récit.
Je pense qu'il est extrémement difficile de faire découvrir un film comme Conan à un ado d'aujourd'hui. Le film a vieillit, comme on dit, on voit les limites de l'époque, techniques et budgétaires.
Alors qu' à l'époque justement, il n'y paraissait pas. Mais aujourd'hui, il faut bien reconnaitre que l'immersion dans certaines scénes est perturbée par ce "vieillissement".
Si les dialogues et les musiques gardent toutes leurs force et leurs saveur, car c'est bien la musique et les dialoques qui nous font vibrer dans un film, les images elles se fanes. Alors que le
souvenir de la musique est sublimé par la réécoute, qui dans le cas de Conan m'a provoqué les frissons que j'avais ressentit à l'époque, l'image elle, avait été largement enjolivée par ma
mémoire.
Il est donc tant de se poser la question de ce que l'on attend du cinéma.
Pour moi c'est une histoire. Une bonne histoire.
Si un remake peut sauver une bonne histoire je dit que ça vaut la peine. Par contre, je trouve impardonnable de sortir un remake moins bon que l'original...
Pour terminer, cette petite réflexion, je dirai que quand on pense cinéma on pense premièrement à l'image, et pourtant c'est l'image qui passe le plus vite, c'est l'image qui vieillit le plus mal.
Je pense que c'est pour ça que certain dise que c'est un art mineur contrairement à la musique et son empreinte éternelle.


Sylc 03/02/2010 18:25



Pour continuer cette discution qui ne s'achèvera jamais - car n'est pas mort ce qui à jamais dors - je dirais que j'ai éclaircis mon idée sur la question et que j'ai finalement adopté une
sémantique qui m'est propre. Dans ce dictionnaire, pour moi un remake n'a aucun intérêt car il ne cherche qu'à refaire un film qui existe déjà. Le résultat en est, au mieux aussi bien, au pire à
perdu l'esprit et les bons éléments existants déjà. J'y oppose "une adaptation", qui peut importe l'estampillation remake ou non, s'inspire du meilleur et y adapte une vision  voisine ou
différente. Pour être peut être plus clair, cela me fait la même opposition qu'un plagiat  face une citation, qui reste une donnée quand même énormément subjective.
En revanche, sur la question de "remettre a jour pour partager avec le plus grand nombre ou les nouvelles générations", et bien je suis fondamentalement opposée à cette notion, et cela tiens à ma
conception de l'art et de l'histoire en général. C'est une sorte de négation de l'oeuvre originale et au delà, du passé lui-même. Je sais qu'on est dans un monde ou tout doit être "présent" pour
que les gens y attachent de l'intérêt, mais c'est bien la preuve que le cinéma tend de moins en moins vers l'art. C'est juste que le neuf paré plus facile à vendre, et en passant par ce chemin on
se ferme à des idées, des visions et des analyses que notre présent ne nous permet peut être pas d'avoir. La question reste toujours, est-ce que l'on cherche simplement a se divertir - voir à
être seulement détourné un instant de la réalité - ou un peu plus.
Bon, ça y est, c'est fait, on va encore me taxer de pignolade, mais peu importe.
Pour finir je dirais - et je suis bien placé pour le savoir - que traiter le veillissement de l'image n'est qu'une question de budget...



Karvak 31/01/2010 22:13


Bon ba déjà merci pour le côtés technique et histoire de la 3D.
Quoique j'aurai aimé un IMAX 3D versus Real 3D. Mais bon c'est déjà bien velu comme ça.
Sinon, j'oserai un commentaire facile.
Les mauvais ferons toujours de la merde et les bons s'en sortiront toujours.
Du coup ça ne me fait pas flipper tant que ça la 3D. Qu'on nous montre du 2012 (de merde) en 2D ou en 3D, la belle affaire!
La différence exitait déjà depuis l'invention des FX. Il y aura toujours des films qui montrerons une technique, puisqu'ils auront été inspiré par elle, et des films qui raconteront des histoires
nécessistant des techniques. Que ce soit de la couleur, du sons, de la synthése, du bullet time ou de la 3D n'y changera rien.
Le seul risque c'est l'élément imposé par la production. Mais une fois encore quelqu'un de brillant ce sortira brillament d'une contrainte. Tout le monde n'est pas brillant... Ce n'est pas une
découverte.
Alors allons voir les films vendu pour la 3D en connaissance de cause. Il y aura surement quelques bonne surprise avant les années 2020.


Sylc 03/02/2010 17:47



Donc aprés vérification,, IMax 3D et RealD 3D, et bien il n'y a aucune différence puisqu'il ne s'agit aucunement de technique différente mais d'acteur commerciaux différents.


Petit point sur l'IMax qui est en fait un procédé de tournage en 70mm ou de gonflage en amélioration de l'image pour le 35mm afin d'atteindre des diagonales d'écran qu'il faut une demi journée de
mobylette à parcourir en ayant une réelle amélioration de qualité par rapport à une projection en 35mm ou sont (soi-disant) équivalent numérique. Les techniques de polarisation d'écrans ou de
lunettes LCD sont possible avec les deux techniques.
En gros, pour faire simple sur l'Imax, c'est la même différence de précision d'image qu'entre le dvd et le blueray (pour être très schématique).