Paul W.S. Anderson, du B comme on l'aime, ou pas...

Publié le par Sylcident Evil

Aprés la critique de Alien vs Predator : Requiem lancée la semaine dernière par Karvak je me suis dit qu'il serait intéressant de faire une petite rétro du réalisateur du premier opus (enfin une semi rétro, n'étant pas payé pour ça, je ne vais pas me mettre à parler des films que je n'ai pas vu pour justifier des notes de frais falassieuses).
Je ne parlerais donc pas de son premier film, Shopping (pas vu), mais je commencerais par son premier film hollywoodien, et là, Hhooooo malheur, je vais m'exposer aux rires général. Et bien oui, j'avoues, j'avais bien aimé Mortal Kombat quand je l'ai vu au cinéma...
Bon j'attend que vous ayez finis de vous marrez.... c'est bon?
Cela tenait probablement à plusieurs paramêtres. Déjà je ne payais pas mes places de cinoche (ça relativise) et je m'attendait évidemment à une énorme bouse. A vrai dire, j'y allais pour me marrer. Finalement je n'ai pas beaucoup rit, contrairement à Street Fighter (dont un nouvel opus sort cette année), j'ai même était assez bien emmené dans l'action. Pour une adaptation d'un univers aussi creux qu'un jeu comme Mortal Kombat, le réalisateur tire assez bien son épingle du jeu en essayant pas de nous faire prendre des vécis pour des lanternes, malgré un casting plutôt foireux (Christophe Lambert dans ses plus grands moments) et accompagnés d'FX assez limité. C'est un film d'action/baston et c'est tout, on ne nous prend pas la tête au delà et c'est à mon avis ce qui permet de regarder le film.
3 ans plus tard il nous présente Soldier, un film de SF pas trés original, mais qui tient assez bien la route (à mon goût, j'en entend déjà qui braille), et qui finira en direct-to-vidéo. Kurt Russel est notre Soldier, un clone de combat sur entraîné et sans étât d'âme qui, aprés une longue carrière de tuerie en tout genre se retrouve balancé comme une vulgaire poubelle sur une planète abandonné au profit d'un model de clone plus récent et plus performant. Bien sûr il n'est pas le seul rebus de la planète ou vivottent des colons abandonnés. Je ne vous en direz pas plus, mais ce qui est apréciable dans ce film, c'est encore une fois qu'il ne se prend pas pour plus qu'il n'est. On ne vous fera pas croire que le Soldier se réveillera un matin plein de bon sentiment et de discours phylosophique sur la sauvegarde des petites fleurs des champs. Je pense que ce doit d'ailleurs être le rôle le plus silencieux de Kurt Russell qui a du finir le tournage avec la langue collée au palais à force de ne pas s'en servir.
Vient alors la même année le premier gros morceaux. Un vaisseau paumé dans l'espace réapparait aprés de nombreuses années, vide et une expédition est dépéchée accompagné du créateur du batiment. Sa particularité est son mode de déplacement, qui, comme dans Dune, replis l'espace pour passer d'un point à un autre. Mais voilà, quand on envoi un objet au travers d'un espace inconnu, on ne sait ce qui peut en revenir. C'est bien sûr Event Horizon qui, comme je viens de vous l'exposer, n'a rien de bien original mais possède la même qualité que les précédents, une certaine humilité. Seulement pour celui-ci, la barre est placée un peu au dessus. Un casting beaucoup plus convaincant emmené par Laurence Fishburne et Sam Neil, des effets spéciaux efficaces et une esthétique soignée nous offre un bon moment de cinéma de genre.
A partir de ce moment, alors qu'il cummulait déjà les casquettes de scénariste et réalisateur (pas toujours en même temps), il devient également producteur, et aprés un film télévision The Sight qu'il écrit, produit et réalise, il s'attaque à un monument du jeu vidéo: Sonic The Edgehog.
Meeuh non, il produit écrit et réalise son premier grand succés : Resident Evil.
J'avais craint le pire en apprenant la nouvelle de sa sortie, car en grand fan de la série de jeu, je sentais déjà la fourre de coucou que l'on pouvait nous présenter.
C'est l'un des films que je regarde le plus souvent depuis que je l'ai acheté dans son jolie coffret rouge sang. Que dire. Il utilise et réinvente habillement le cadre du jeu sans tomber dans les pièges (contrairement à celui qui réalisera la suite), les effets spéciaux sont réussis et bien qu'il manque un brin de gore,  la sauce prend relativement bien, relevé par une bande son excellente réalisé par Marilyn Manson himself (avec Marco Beltrami derrière quand même). C'est dire si le réalisateur maîtrise son film, il arrive même à nous faire croire que Michelle Rodriguez et Milla jovovich sont des actrices. Il faut préciser qu'elles sont trés bien servis par le reste du casting.
Le succés commercial engendrera deux suites (pour l'instant), Resident Evil Apocalypse, par Alexander Witt (qui n'a brillait qu'en second réalisateur sur Casino Royale depuis) amusant pendant dix minutes et se perdant des branches scénaristiques aussi ratées qu'inutiles, et Resident Evil Extension par Russel "Highlander" Mulcahy (pas vu), ainsi que des émules pitoyables dans le genre House of the Dead.
Et voici donc la news de ce post,  Resident evil 4 est en chemin, encore dans les balbutiements de la production, réalisé de nouveau par Anderson, marquant encore plus la séparation progessive entre la série de jeu et la série de film (aucun rapport donc avec le quatrième opus vidéoludique).
Pour revenir dans notre chronologie qui tire a sa fin, vient alors en 2004 Alien vs Predator, dont je parlais déjà dans l'article paru la semaine dernière sur sa suite. Le film a beau avoir quelque chose d'amusant dans les retrouvailles qu'il nous propose avec les deux créatures et malgré quelques bonnes idées, il reste fade et plutôt mou.
Le dernier film a son actif, et bien, je ne vous en parlerais pas puisque je ne l'ai pas vu, mais je vous proposerez donc sa bande annonce. Il s'agit d'un remake d'un film de 1975 de avec David caradine et Sylvester Stallone.


Paul WS Anderson, outre Resident Evil 4, possède quelques autres projets alléchants dans les poches, surtout pour les fans de jeux vidéos, Spyhunter en tant que réalisateur et Castelvania comme scénariste.

Sylc, toujours aussi long


PS: Souhaiteriez vous que ce genre de long article soit découpé en épisode plutôt qu'en gros pavet (pas de rimes avec gros navets, merci)? (post dans les commentaires)

Publié dans News Diverses

Commenter cet article

Karvak 12/05/2009 23:54

Et bein moi je l'ai vu la course de la mort qui tue!
Et franchement c'est sympa. Ca ce regarde plutot bien. J'ai même faillit vous en parler... C'est dire!
Sinon, je ne peux pas rater cette occasion de crier mon amour pour Event Horizon. C'est pour moi bien plus qu'un bon moment de cinéma. C'est un grand moment de SF. Mais promis je m'achéte le Blu-Ray dès que possible et je vous en reparle dans le détail.
Dernier point important. Je te trouve bien cruel avec Milla Jovovich. J'ai gardé un trés bon souvenir de sa prestation dans Jeanne d'Arc. M'enfin bon on peut pas toujours être d'accord. ;-)
Ah si! J'allais oublier, à mon avis la longueur d'un article n'a pas d'importance, ce qui compte c'est qu'il soit sympa à lire. Un article qui m'interesse ne sera jamais trop long. De toute façon, il faut faire confiance au lecteur qui décrochera s'il s'ennuie... N'est-ce pas Walter...?

phanette 12/05/2009 23:49

moi j'aime mieux les petits articles!!!
meme si les grands sont bien aussi!!!

Furax 12/05/2009 18:51

C'est nul les ptits articles vive les gros pavés !!!

J'ai laissé passé un film avec Kurt Russel !? Je n'ai jamais vu soldier... sans déconner !

Mis à part Lambert et son rire à la con j'avais bien aimé Mortal Kombat aussi ... Sub-zero !!!