Vous l'aurez compris, en plus d'être le dernier article de Matosy (en news), il s'agit également du dernier article de Matosy (en fin). La vie étant ce qu'elle est, et nos envies s'étiolant peu à peu, je mettrais donc un point finale à cette activité moribonde (avec l'accord de mes compères, ne vous inquiétez pas). On achève bien les chevaux, alors...
En rapide explication, après ces presque trois ans en votre compagnie, nous nous sommes rendus compte que notre activité n'était plus unie, que nous n'étions plus un groupe de trois, mais trois groupes de un. Et du coup, c'est moins fun, ça n'a plus l'intérêt qu'on y portait, et après tout c'était pour ça que nous avions créé ces blogs.
Je vous rassures, ce n'est que cette activité qui n'est plus commune, car on partage toujours, nos bières, nos barbecues (je vous aime les mecs !!! ;) ) et notre tiroir à petite culotte, et que bien heureusement, ce lien n'a rien à voir avec une vulgaire page internet.
Merci à ceux qui nous on supporté - dans tout les sens du terme – et surtout à ceux qui y ont mis leur grain de sel, Waltos en tête.
Mais ne rêvez pas, les malédictions ne se conjure pas si facilement, et comme n'est pas mort ce qui a jamais dort, comme dirait notre cher Vaisseaudamour, vous n'échapperez probablement pas à notre réapparition quelque part dans un recoin du net dans d'autres temps et d'autres lieux.
N'oubliez pas d'aller jeter un dernier coup d'oeil à l'autre Matosy, qui s'éteint également en cet instant.
Alors il est temps...
Il leva les yeux du corps blême allongé sur la table d'opération. Plus un soubresaut, plus un tressaillement. Seul un filet de sang ruisselant sur le flan du corps animé la scène. Tout était comme suspendus dans une seconde inerte, infini. Pourtant il le savait tout les trois, il n'y avait que leur volonté pour briser cet instant éternel. Les mains rougis de carmin dégouttée lentement sur le sol, prolongement ultime des bras ballants de l'équipe médicale. Les litres de sang (coupé à la Leff, faut pas bouder son plaisir) injecté en complément n'avait pas suffit. Tout leur effort n'avait pas suffit, que ce soit pour lui ou pour son clone débile depuis plus longtemps racornis sur la table voisine.
Il se demandait s'il devait le faire...
« On devrait peut être... »
Il avait commencé sa phrase plein de doutes sans en connaître la fin, comme s'il brisait sous leurs yeux les tables sacrées. Ses yeux avait voyagés entre ses deux camarades à presque chaque mots, ne sachant quelles responsabilités prendre, s'il devait lui même faire ce choix.
A sa grande surprise, le visage de Karvak s'anima comme une allumette, passant en un claquement de doigt de la statue de marbre à une expression de frustration et de dégoût mal contenue.
Sylc voulut y mettre un terme pour ignorer ce sentiment, ça n'avait que trop durée.
« Heure du décès...
- 15 avril 2010... »
C'était Karvak qui l'avait coupé, crachant l'épitaphe comme une salive au goût amer que l'on voudrait s'ôter de la bouche, et c'était tout aussi bien ainsi.
Après une maigre seconde de recueillement étrange, dans une sensation de libération ambigus que doit ressentir la bête prisonnière qui se rend compte que sa geôle n'a jamais été bouclée, ils levèrent les yeux vers Furax qui n'avait pas bronché.
Avec une sensation incongrue ils constatèrent l'expression de son visage détendu, presque amusé.
Et contre toute attente il avait raison.
Il sourit avec emphase et eut un rire malicieux.
« Z êtes con les mecs... bon... je vais brancher la pompe à bière... »
Et sans attendre de réponses, il tourna les talons pour pousser les portes battantes qui les conduiraient ailleurs. Karvak et Sylc se regardèrent avec une impression étrange de gène et d'espoir.
« On devrait se manier...
- Ouaip, sinon il va remettre du chaudin sur le barbeuc'... »
Ils s'animèrent presque à la même seconde, se poussant comme deux écoliers en arrivant à la porte pour sortir de la salle d'opération, ignorant presque tout à fait les corps inertes de leurs créations qu'ils avaient nourris et qui les avaient nourris.
Ils auraient bien le temps de s'occuper de la paperasse un autre jour...
On entendit à peine dans le couloir, entre les derniers faibles écartements des portes s'immobilisant à contrecoeur un reste de voix flottante comme un souffle qui semblait murmurer...
Eeehhh.. t'as pensé quoi finalement de Lesbian Zombie Killer?
Allez rideau...
C'était la dernière séance
Et le rideau...
... Aaahh!! Ta gueule Eddie!!
Je sais, rien que le titre, ça fait peur... Ca sent le téléfilm M6 de milieu d'après midi, un truc pas trop développé du
bulbe pour permettre à la ménagère de moins de cinquante ans de ne pas se brûler sur son fer à repasser, agglutiné par une séquence trop prenante.
Timescape en 1992,
petit téléfilm gentillé plutôt bien ficelé avec peu de moyen(enfin j'en ai pas un mauvais souvenir), et un premier film cinéma avec The Arrival en 1997.
The Arrival, sur bien des aspects, est de bien meilleur qualité qu'un Planète Hurlante. Bon évidemment, le fait qu'il repasse régulièrement sur bon nombre de chaîne TNT de renom comme W9 ou
NT1 n'augure rien de bon et ne va pas jouer en ma faveur. Ce qui fonctionne, c'est surtout la qualité « mécanique » du scénario, issu de la carrière précédente de Twohy. Sans pour
autant sortir des sentiers battus, il a la faculté de nous laissé à l'esprit une certaine incertitude sur les évènements à venir et donc, nous réserve souvent de « bonnes » surprises
(dans le sens d'intéressantes) et fait d'un film sans grande prétention un divertissement réussis, voir intelligent.
Pitch Black donc, un de mes films favoris, qui sous le couvert d'un vulgaire film de SF basique nous réserve d'excellentes surprises. Des FX rares mais très réussis, un
déroulement surprenant et assez crédible, des personnages stéréotypés mais bien aboutis, des créatures et un univers qui fonctionne à merveille, une esthétique homogène... et Riddick.
z, mais là je serais moins catégorique. Les chroniques de Riddick en 2004 ne manquent pas de qualités, mais son aspect studio, son
univers en marge de Pitch Black (en tout cas de l'image que je m'en été fait), son traitement fantasy futuriste, ses Necromongers bien alléchants mais finalement très creux, son déroulement
hasardeux et son fond ouvertement repompé sur Conan à mes yeux effacent de magnifiques séquences comme celle de Crématoria ou l'intro sur la planete de glace.
Entre Pitch Black et Les Chroniques... se cache une
petite perle, Abîmes, une sorte de U571 fantastique qui, dans un contexte très différent de Pitch Black en possèdent les qualités. Bonne mécanique scénaristique, bons personnages bien incarné,
bonne esthétique soutenu par des FX efficaces. Soyons honnêtes, la fin est un poil faiblarde, ce qui sera le cas également d'Escapade Fatale et qui malheureusement semble être une marque de
fabrique du réalisateur. Disons que ces fins ne sont pas ratés, loin de là, mais elle donne l'impression de ramener le spectateur à une certaine forme de réalité, ne laissant pas ce soin à
l'arrivée du générique, un peu comme s'il nous disait en conclusion « regardez ces personnages qui à présent vont rentrer dans leur vie normale ou ils ne seront plus jamais confronté à ce
genre de chose ».

Finalement, ça ressemble bien à un film M6 de milieu d'après midi, au moins en apparence. La distribution
commence déjà à faire la différence. Mila « 5eme éléments » Jovovich, Timothy « Numéro47 » Olyphant... et des acteurs de séries...
Si vous connaissez le
réalisateur, vous pourrez peut être pressentir un peu avant les autres un élément qui est moteur de ses scénarios, mais bon, je vais pas vous le vendre, ça vous gâcherais le truc.



